Honda Racing Corporation affirme que l'ampleur des problèmes liés à son groupe motopropulseur 2026 est apparue au grand jour en janvier. Cet aveu concerne le programme moteur développé pour la première saison d'Aston Martin en tant que partenaire officiel.
Les ingénieurs avaient identifié des risques individuels plus tôt dans le développement. Leur effet combiné est devenu évident lorsque la voiture complète a commencé les essais sur piste de pré-saison.
L'examen complet du véhicule a révélé des problèmes qui n'avaient pas été détectés lors de tests séparés.
Un groupe motopropulseur peut subir de nombreux tests avant son installation dans le châssis définitif. Les essais en laboratoire permettent de mesurer sa fiabilité, sa température et sa puissance dans des conditions contrôlées. La voiture complète ajoute un autre ensemble de contraintes. Le moteur, la batterie, la boîte de vitesses et le châssis se transmettent des forces lors des accélérations et des freinages. Honda a constaté des vibrations anormales lors des essais avec le groupe motopropulseur Aston Martin. Ces vibrations ont endommagé des composants de la batterie et réduit l'autonomie disponible lors des essais hivernaux.
Le kilométrage limité a ensuite ralenti toutes les autres étapes de la préparation. Les ingénieurs disposaient de moins de longs essais pour vérifier le refroidissement, la récupération d'énergie et la fiabilité en course. Le problème ne se résumait pas à une simple pièce défectueuse. Honda et Aston Martin devaient analyser la propagation des vibrations dans l'ensemble de l'installation. Les responsables n'ont donc eu une vision plus claire qu'une fois le véhicule assemblé sur la piste. En janvier, les différents projets ont fusionné pour former un programme plus vaste.
Honda a reconstruit son équipe de Formule 1 après son départ en 2021.
Honda s'est officiellement retirée de la Formule 1 après la saison 2021. Elle a continué à apporter son soutien technique à Red Bull, mais de nombreux membres de l'équipe d'usine d'origine ont rejoint d'autres écuries. L'entreprise s'est ensuite engagée avec Aston Martin à respecter la nouvelle réglementation de 2026. Cette décision a nécessité le développement d'un nouveau groupe motopropulseur et la restructuration de son organisation d'ingénierie. Plusieurs membres expérimentés du personnel n'ont pas réintégré le projet. Honda a recruté et formé des remplaçants tout en travaillant sur des moteurs adaptés à une réglementation modifiant l'équilibre entre combustion et propulsion électrique.

Le nouveau programme a donc débuté dans une perspective différente de celle du partenariat fructueux avec Red Bull. Les connaissances étaient toujours présentes, mais l'équipe n'a pas simplement été reconduite. Aston Martin a également conçu sa première voiture autour de composants Honda. Les deux organisations ont dû s'entendre sur l'intégration, le refroidissement et les systèmes de contrôle avant le début des essais. La découverte de janvier a révélé que les données de planification n'avaient pas pris en compte toutes les interactions. Des essais sur piste sont devenus indispensables pour appréhender l'ampleur réelle du travail.
Des problèmes de fiabilité en début de saison ont limité la saison d'Aston Martin.
Aston Martin n'a bouclé que peu de tours lors de certaines phases des essais de pré-saison. Des problèmes de batterie et des vibrations ont rendu les longs relais particulièrement difficiles. Ces mêmes soucis ont accompagné l'équipe lors des premières courses. Fernando Alonso et Lance Stroll ont abandonné à plusieurs reprises en début de saison, tandis que le moteur fonctionnait en deçà de ses performances attendues. Honda a collaboré avec Aston Martin pour apporter des modifications à l'ensemble du système. Une voiture est également restée au Japon après la manche de Suzuka pour une analyse approfondie en usine.
Les travaux ont permis d'améliorer la fiabilité avant le week-end de Miami. Les deux voitures ont effectué davantage de tours, fournissant aux ingénieurs de meilleures informations sur leurs performances, au-delà du problème de vibrations initial. La résolution de la première panne n'a pas comblé le déficit plus général. Honda avait toujours besoin de plus de puissance de combustion et d'une meilleure gestion de l'énergie sur un tour complet. L'équipe a abordé la pause estivale avec des résultats limités. Les premiers mois ont été marqués par la compréhension tardive décrite par Honda.
Une unité modernisée est prévue pour le retour à Zandvoort.
Honda prévoit de présenter son premier groupe motopropulseur amélioré après la pause estivale. La version révisée devrait être dévoilée lors du Grand Prix des Pays-Bas. Aston Martin a également optimisé le châssis de l'AMR26. Une refonte majeure en Hongrie a permis aux monoplaces de mieux rivaliser avec les concurrentes du milieu de peloton. Les deux programmes sont liés, mais restent distincts. Un châssis plus rigide ne peut compenser un manque de puissance moteur, et une puissance accrue ne peut corriger tous les problèmes d'équilibre.

Zandvoort fournit les prochaines données de piste pour les pièces modifiées. Honda peut comparer ces essais avec le package difficile utilisé avant l'interruption. Cet aveu explique le démarrage tardif de cette reprise. La direction n'a pleinement saisi l'ampleur du défi qu'après les essais de janvier. La prochaine spécification constitue la première réponse majeure de la saison. Sa fiabilité et son rendement exploitable seront plus importants que toute estimation faite avant le retour des voitures.
Ce nouveau partenariat a fait suite à une reconstruction complète de l'usine.
Honda a mis fin à son programme officiel de Formule 1 après la saison 2021. Red Bull a continué d'utiliser les groupes motopropulseurs via un accord de soutien distinct. De nombreux spécialistes ont ensuite rejoint d'autres projets Honda. Le partenariat avec Aston Martin a nécessité la création d'une nouvelle équipe Formule 1. Honda a recruté du personnel et restructuré ses processus de travail pour la réglementation 2026. Cet effort s'est déroulé en parallèle de la conception d'un nouveau groupe motopropulseur. La nouvelle réglementation a modifié l'équilibre entre la combustion et l'énergie électrique. Elle a également supprimé le MGU-H utilisé par la génération précédente. Chaque constructeur a dû s'adapter à un nouveau package technique.
Le problème de Honda résidait dans la combinaison de ce défi et d'une équipe d'experts réduite. La découverte de janvier a rendu le calendrier restant encore plus serré. Les travaux sur la fiabilité sont alors devenus prioritaires par rapport à plusieurs objectifs de performance. La mise à niveau de Zandvoort constitue la prochaine étape confirmée de ce redressement. Les essais sur circuit permettront de déterminer si le moteur modifié peut supporter des trajets plus longs sans les dommages liés aux vibrations observés précédemment.
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