Haas a quitté le Grand Prix de Belgique sans points, mais son nouvel aileron avant a produit la charge aérodynamique attendue. Oliver Bearman a fait état d'un meilleur équilibre et d'une confiance accrue. Le point faible persistant concerne la manière dont la VF-26 exploite cette charge sur un tour complet.
Bearman a terminé 14e à Spa, tandis qu'Esteban Ocon a fini 17e. Leurs courses ont été perturbées par un contact entre les deux Haas dès le premier tour. Les deux pilotes ont dû abandonner suite à des crevaisons.

Le premier tour a éliminé la meilleure chance
Bearman s'est qualifié 16e et Ocon 18e. Les pénalités infligées aux autres pilotes sur la grille ont permis aux deux Haas de gagner des places avant le départ. Ce léger gain leur offrait une meilleure chance de se mêler à la lutte en milieu de peloton.
L'opportunité s'est envolée lorsque les coéquipiers se sont touchés dès le premier tour. Chaque pilote a dû effectuer un arrêt imprévu pour un pneu endommagé. L'intervention précoce de la voiture de sécurité a permis de limiter les pertes. Aucune des deux Haas n'a retrouvé une position solide dans les points.
Les deux voitures ont parcouru la majeure partie de la distance restante avec deux trains de pneus durs. Bearman est remonté à la 14e place et a terminé devant Ocon. Haas a ainsi enregistré un quatrième Grand Prix consécutif sans marquer de points.
Le résultat n'a pas permis d'évaluer précisément la stratégie de course. Les crevaisons ont immédiatement modifié les deux relais prévus. Haas a donc utilisé les tours restants pour comparer les comportements et recueillir des informations sur l'aileron avant modifié.
Bearman a ressenti une meilleure visibilité à l'avant.
Bearman a déclaré que la voiture était plus stable après la mise à jour. Il pouvait s'appuyer sur l'essieu avant et approcher la limite avec moins d'erreurs. Cette confiance accrue représentait une nette amélioration par rapport aux week-ends précédents, difficiles.

Son dernier relais a également permis à Haas de se comparer utilement à ses principaux concurrents. Bearman se sentait plus proche de l'Audi de Nico Hülkenberg qu'auparavant. Il estimait également que l'écart avec Williams s'était réduit depuis la course de Silverstone.
Ces comparaisons ne transforment pas la 14e place en un bon résultat. Elles montrent simplement les points forts de la voiture après l'installation de la nouvelle pièce. Bearman a néanmoins souligné la nécessité d'améliorer encore les performances globales.
La principale limitation réside dans l'appui aérodynamique arrière. Spa a également mis en évidence des problèmes de déploiement dans les longues lignes droites. Haas a dû gérer ces deux aspects tout en pilotant des voitures plus rapides à différents endroits du circuit.
La charge livrée n'est pas toujours utilisable.
Le directeur de l'écurie, Ayao Komatsu, a déclaré que les récentes améliorations apportées à l'aérodynamisme avaient permis d'obtenir l'appui aérodynamique attendu. Le problème est plus profond qu'une simple donnée manquante en soufflerie. Les pilotes ne peuvent pas exploiter pleinement cet appui de manière constante sur tous les circuits.
| Arrivée du GP de Belgique | Bearman 14e, Ocon 17e |
|---|---|
| Principale faiblesse | Appui aérodynamique arrière et maniabilité inconstante |
| Nouvelle partie | Aile de devant |
| Événement suivant | Grand Prix de Hongrie |
Une voiture peut générer une force aérodynamique tout en restant difficile à maîtriser dans les différentes phases de virage. L'entrée en virage, la rotation et l'adhérence doivent s'enchaîner de manière prévisible. Si cet enchaînement est perturbé, le pilote sacrifie sa marge de sécurité au lieu d'attaquer chaque virage.
Komatsu a attribué ce problème de comportement à ses débuts de saison. Les bonnes performances obtenues en début de saison à Melbourne et Shanghai convenaient à la voiture et masquaient en partie son point faible. Les circuits suivants l'ont mis en évidence plus clairement.
L'équipe comprend désormais mieux le schéma qu'au cours des premiers tours. Cette connaissance permet de distinguer un nouveau composant performant du comportement sous-jacent plus ancien. Haas peut ainsi consolider ses acquis tout en étudiant les causes de l'incohérence.

Ocon a signalé un problème de cohérence distinct.
Ocon a rencontré des difficultés avec les performances irrégulières de sa voiture durant plusieurs week-ends. Il a cité le Japon et Silverstone comme de rares exceptions où sa voiture s'est comportée normalement. Spa a confirmé cette tendance plus difficile.
Le pilote français et ses ingénieurs vérifient si des pièces défectueuses sont à l'origine du problème. Aucun composant défectueux n'a été identifié pour le moment. Haas poursuit l'analyse des données recueillies sur différents circuits et lors de différentes séances.
Cette distinction est importante. La confiance accrue de Bearman témoigne de l'amélioration générale apportée par la voiture. Ocon, quant à lui, s'inquiète de la constance du comportement de sa monoplace. Ces deux questions peuvent se poser au cours du même week-end.
La course de Spa, une fois terminée , a également mis en évidence la grande cohésion du peloton. Un premier tour mal maîtrisé n'a laissé que peu de temps à Haas pour remonter face à des voitures au rythme similaire.
Budapest offre à Haas une autre comparaison
Bearman a terminé devant Ocon à Spa après un accrochage entre les deux coéquipiers dès le premier tour. Les deux voitures ont dû effectuer des arrêts prématurés en raison de pneus endommagés et ont perdu leurs positions de course initiales.
La course perturbée n'a pas annulé le gain technique. Komatsu a déclaré que l'aileron avant modifié avait produit l'appui aérodynamique prévu. Bearman a fait état d'une meilleure stabilité du train avant.
Le manque d'appui à l'arrière et un équilibre instable demeurent les principaux points faibles. Ocon a également signalé un comportement irrégulier sur plusieurs week-ends de course, et Haas continue de comparer les deux voitures.
Ryo Hirakawa pilotera la Bearman lors de la première séance d'essais libres sur le Hungaroring. Bearman sera de retour pour la deuxième séance, offrant ainsi à Haas un circuit supplémentaire pour évaluer les modifications apportées à sa nouvelle configuration.
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